L'ombre furtive d'une silhouette, lentement les ténèbres ont rampés sur les jardins.
Quelques fugaces volutes voilant une lune d'argent.
Un monde endormi perdu dans l'étincelante étoffe du saphir.
L'encantation mystique du vent pour ressuciter le temps et ses craintes.
Commencent les funérailles de la lumière, l'agonie du jour.
La valse silencieuse et céleste des chauve-souris, les hurlements des loups, le hulument des chouettes parmis des secrets d'abysses.
Le reflet d'un ciel étoilé dans un murmure cristalin.
Un éclat de nuit, d'ombre et d'argent entre les feuillages.
Tout paraît plus vaste, mystérieux et différent lorsque tombe ainsi cette obscurité spectrale.
Continue ce songe nocturne jusqu'a l'apparition d'un éclat d'or, venant l'éventrer dans son immensité.
Pourtant en un cycle éternel viens la resurection de la nuit, pour quelques heures de mythes, de craintes, de calme, de passion.